La pédagogie Montessori 4

retour >>...

Nos enfants de demain

4ème partie et fin

 

Après avoir explorer son environnement à l’aide de ses sens, l’enfant se forge un caractère;

c’est avec ses propres expériences, son propre vécu qu’un enfant se distinguera d’un autre.

Il réagira d’une manière propre dans une situation donnée. Par exemple : lors d’un spectacle, des enfants de même âge ont des réactions différentes, l’un a peur, l’autre dialogue avec l’interprète ou encore un autre est hypnotisé par la scène. Chacun sa particularité !


Ainsi, les enfants construisent leur caractère en développant des qualités qui sont en eux mêmes.

Certains seront décisifs et volontaires ou timide et réservé.

On dit qu’ils ont un fort ou un faible caractère.

Bien que l’adulte ne puisse pas enseigner à l’enfant comment construire son caractère, il peut néanmoins l’encourager pendant sa période de construction à :

Aimer apprendre

Aimer comprendre

Développer ses sens

Développer sa raison

En agissant de la sorte l’enfant sortira de lui-même un potentiel inouï qui déterminera non seulement sa spécificité mais aussi un niveau de conscience élevé.

 

Tout en parcourant les observations citées nous nous apercevons que l’enfant a une faculté particulière à construire son identité.

 

Pour être vraiment construit l’enfant entre dans la socialisation. C’est vers 3 ans qu’il s’ouvre à l’autre, ressent le besoin de communiquer, d’exprimer ses perceptions, ses idées.

La construction sociale de l’enfant s’établira par l’expérience qu’il fait de ses rapports à l’autre.

C’est dans l’interaction que se crée le sens social, et la vie sociale consiste à trouver un terrain d’entente entre soi et les autres !

À résoudre des problèmes de relation avec les autres !

Je pense que ce parcours est tout à fait personnel.


Cela m’amène à penser que si on réfrène les impulsions nocives de l’enfant, et en lui expliquant pourquoi, je pense que la société évoluerait d’une façon bien plus paisible.


En fait, quel est l’intérêt d’une société, si ce n’est la diversité des gens, la différence des âges et une multitude façons de penser ? Je pense que, par malheur, l’être humain n’a pas trouvé de cohérence sociale.

 

Pourtant ! Les êtres vivants et les êtres humains font partie de la biosphère, et tous sont en interdépendance.

 

Alors, pourquoi ne pas construire une éducation en inter génération ce qui, j’en suis sûre, maintiendrait le fil de la vie sociale.

Le lien social devrait être constant entre la crèche, l’école et les personnes retraitées. Comme pouvait le penser Maria Montessori, le plus petit apprend du plus grand et le plus grand devient responsable et fraternel.

En conclusion si l’on réunit tous les concepts énumérés et cette nouvelle éducation de l’enfant dont parle Maria Montessori nous ferons place à des adultes intelligents et responsables.

Sans aucun doute, bon nombre de gens sont intelligents et responsables dans cette société mais je suis sûre qu’ils ont aimé apprendre, aimé comprendre ont développé leur sens et développé leur raison, et certainement aussi, ont été élevés dans un environnement propice à ce style de philosophie.

 

Car le but de cette nouvelle éducation vieille du siècle dernier, qui est toujours d’actualité pour les enfants qui sont en voie de construction, est une ressource dans l’évolution de l’humanité.

C’est l’amour d’un apprentissage illimité, pour l’enfant.

Et si l’on y pense bien, c’est une manière d’élever la conscience du monde.

 

Alors, sans aucun sectarisme mais plutôt en étant réaliste, je veux vous exposer brièvement mon opinion.

La pédagogie Montessori est d’une grande liberté pour l’enfant. J’ai pu maintes fois le remarquer en observant celui-ci en activité. Pourtant un certain public pas informé ou bien mal informé pense que cette pédagogie est stricte et sévère. J’entends quelquefois des gens dire : « Il faut remettre les activités à leur même place, tout doit être en ordre ».

Mais peut-être préfèrent-ils voir les livres déchirés, les jeux massacrés et balancés pêle-mêle dans des bacs (vu).

Non ! Je ne le pense pas, mais un certain nombre de personnes ne se posent pas de questions : c’est plus facile pour eux, le laisser aller. Ils travaillent, ils n’ont pas le temps…

Comme nous l’avons vu plus haut, l’ordre ne s’entend pas comme quelque chose de figé. Bien au contraire, c’est une paix pour l’esprit de l’enfant que de savoir les activités prêtes à servir et c’est aussi un repère qui structure ses pensées.

 

Chaque élève avance à son propre rythme, il se trouve acteur et responsable de son apprentissage.

Dans la classe Montessori, l’environnement est favorable à l’auto éducation. L’enseignant n’est pas au centre de celle-ci, il joue plutôt le rôle d’accompagnateur et se met au même niveau que l’enfant. Il permet à celui-ci de se reconnaître en une identité propre.

 

Le but de la pédagogie est aussi donner l’envie d’apprendre, créer l’intérêt chez l’enfant qui le mènera vers la découverte. L’enfant retient mieux puisqu’il a le plaisir d’apprendre.

Ce n’est pas ce que j’ai pu constater lors de soutien scolaire organisé par le système classique d’éducation. Les enfants sont perdus et s’accroche, en bon élève, à ingurgiter de l’abstrait.

L’observation et un matériel approprié pour une bonne compréhension seraient une grande aide pour ces enfants.

Enfin, le but immense de la pédagogie Montessori est une formation pour l’avenir. Très tôt, l’esprit se forme à comprendre le pourquoi des choses. L’esprit est en alerte, aiguisé sans cesse par la connaissance et la réflexion. Le niveau intellectuel se trouve élevé. Aussi, Je vous engage à lire l’un des livres de Maria Montessori : " De l’enfant à l’adolescent ", Desclée de Brouwer,

Voici ce que j’ai pu relever de cette pédagogie magnifique. Je conseille au lecteur d’aller plus en avant dans leur réflexion et de s’informer sur cette éducation.

 

retour

 

l'autre école, pied de page