La pédagogie Montessori 3

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Nos enfants de demain

3ème partie

 

Les sens, la raison.
L’association des sens, de la main et du mimétisme amène à la raison.

Maria Montessori nous dit : « L’enfant est donc un observateur qui enregistre les images extérieures au moyen de ses sens ».

L’esprit psychique.
Il le fait non seulement grâce à un désir interne qui le pousse à porter de l’intérêt à toutes choses, mais aussi il va choisir certaines images plutôt que d’autres. Il va privilégier un attrait plutôt qu’un autre en fonction de son sentiment, de son besoin. C’est ainsi que l’enfant va construire sa logique, sa pensée, sa raison.

En se servant de ses sens pour spontanément étudier le monde dans lequel il évolue, il organise dans son mental des aspects choisis de la vie ; c’est ainsi que de telles conditions psychiques doivent être respectées.

 

Comment l’adulte peut-il aider ?


Pour ce faire, l’adulte doit prendre conscience que son état psychique et celui de l’enfant est différent. Ce dernier ne voit pas les choses de la même manière que lui ; lorsque nous pensons que l’enfant fait un caprice, lui, cherche à résoudre des problèmes.


L’adulte doit apporter de l’aide à l’enfant en lui proposant un environnement approprié et surtout connaître les lois fondamentales de développement de celui-ci.


Car sans le vouloir, sans le savoir, il peut se substituer dans la personnalité de l’enfant et causer des torts. L’adulte doit être un éducateur averti, il doit montrer à l’enfant ce qui est nécessaire pour lui. L’adulte doit donc faire part d’un grand savoir-faire et d’une grande patience pour laisser juger et agir l’enfant selon sa propre individualité.

 

Citation d’une expérience intéressante : comment l’adulte perçoit le comportement intelligent de l’enfant.

 

Deux films ont été réalisés, pour connaître le comportement différent d’un groupe d’enfants normaux et un autre d’enfants déficients, manipulant le matériel dans une école à pédagogie Montessori.

Une grande table est installée et, dessus, des objets variés. Le premier groupe entre, les enfants sont vifs et intéressés, chacun d’eux prend un objet puis un autre et ainsi de suite faisant une quantité d’expériences (1er film).


Un autre groupe entre, les enfants avancent lentement, s’arrêtent, regardent ; ils prennent un objet, l’examinent longtemps et semblent rester inertes (2ème film).

 

Lequel des deux groupes est composé d’enfants déficients et lequel d’enfants normaux ?

Dans le 1er groupe, les enfants sont déficients, ils passent d’une chose à l’autre, veulent tout expérimenter. Ce sont eux qui donnent au public l’impression d’être les enfants intelligents puisque les adultes pensent en général que les enfants doués sont vifs et passent d’une activité à une autre.


On voit, au contraire, les enfants normaux réagir tranquillement et se fixer sur un objet en l’observant. Réflexion et calme, voilà l’image de l’enfant normal.


L'étude que démontrent ces deux films contraste avec les conceptions que l’on a en général, parce que, dans un milieu courant, les enfants intelligents agissent comme les déficients du film.


L’enfant normal est considéré ici comme un type nouveau, il contrôle ses mouvements grâce à sa raison. Ce qui est important, ce n’est pas tant s’agiter qu’être responsable de soi-même.

 

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